Conseils fiscaux

Régime enregistré d’épargne-études (REEE)

Un régime enregistré d’épargne études (REEE) est un contrat entre un particulier (le souscripteur) et une personne ou un organisme (le promoteur).

Selon le contrat, le souscripteur nomme un ou plusieurs bénéficiaires (le ou les futurs étudiants) et accepte de verser des cotisations pour eux, et le promoteur accepte de verser aux bénéficiaires des paiements d’aide aux études (PAE).

Les régimes familiaux sont les seuls REEE qui permettent aux souscripteurs de nommer plus d’un bénéficiaire. Chaque bénéficiaire doit être lié, par les liens du sang ou de l’adoption, à chacun des souscripteurs vivants ou avoir été ainsi lié à un souscripteur initial décédé.

Le souscripteur (ou une personne qui agit pour le souscripteur) verse généralement des cotisations dans un REEE. Le souscripteur ne peut pas déduire les cotisations dans sa déclaration de revenus et de prestations.

Le promoteur verse généralement les cotisations et le revenu gagné sur ces cotisations aux bénéficiaires. Le revenu gagné est versé sous forme de paiements d’aide aux études (PAE).

Si les cotisations ne sont pas payées aux bénéficiaires, le promoteur les rembourse habituellement au souscripteur à la fin du contrat. Le souscripteur n’inclut pas les cotisations dans son revenu quand le promoteur les lui rembourse.

Les bénéficiaires reçoivent généralement les cotisations et les PAE du promoteur. Ils doivent inclure les PAE dans leur revenu pour l’année où ils les reçoivent. Cependant, ils n’ont pas à inclure dans leur revenu les cotisations qu’ils ont reçues.

L’Agence du revenu du Canada enregistre le contrat du régime d’épargne‑études comme étant un REEE. La limite cumulative du montant qui peut être cotisé pour chaque bénéficiaire est définie par la Loi de l’impôt sur le revenu (consultez Plafonds de cotisation à un REEE). À moins qu’il s’agisse d’un régime déterminé, aucune cotisation ne peut être faite au REEE (sauf des transferts à partir d’un autre REEE) à un moment quelconque après la fin de l’année qui inclut le 31e anniversaire de l’ouverture du régime. De plus, le régime doit se terminer à la fin de l’année qui inclut le 35e anniversaire de son ouverture.

Voici un aperçu du fonctionnement d’un REEE.

  • Un souscripteur conclut un contrat de REEE avec un promoteur et nomme un ou plusieurs bénéficiaires.
  • Le souscripteur verse des cotisations au REEE. Les subventions gouvernementales (s’il y a lieu) sont versée au REEE. Ces subventions peuvent être la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE), le Bon d’études canadien (BEC) ou tout programmes provinciaux d’épargne-études désigné.
  • Le promoteur du REEE administre tous les montants versés dans le REEE. Le revenu accumulé est exempt d’impôt tant qu’il demeure dans le REEE. Le promoteur s’assure que les paiements du REEE sont versés selon les modalités du REEE.
  • Le promoteur peut retourner au souscripteur, libre d’impôt, les cotisations versées par ce dernier.
  • Le promoteur peut verser des paiements au bénéficiaire pour payer ses études postsecondaires.
  • Le promoteur peut verser des paiements de revenu accumulé.

https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/impot/particuliers/sujets/regime-enregistre-epargne-etudes-reee.html

🎓 Exemple : Cotisations maximales au REEE au Québec

Hypothèses de départ

  • Cotisation totale permise à vie : 50 000 $ par enfant.

  • Les cotisations se font de façon régulière pour maximiser chaque année les subventions.

  • Plafond de subvention fédérale (CESG) : 7 200 $.

  • Plafond de subvention provinciale (IQEE/QESI) : 3 600 $.

  • Horizon : de la naissance de l’enfant jusqu’à 17 ans.

1. Cotisations annuelles

  • Pour obtenir la subvention fédérale maximale annuelle de 500 $, il faut cotiser 2 500 $ par année.

  • Le Québec ajoute 10% de 2 500 $ = 250 $ de subvention provinciale.

Donc :

  • Cotisation parent : 2 500 $

  • Subvention fédérale : 500 $

  • Subvention provinciale : 250 $

  • Total investi dans le REEE chaque année : 3 250 $

2. Subventions totales

  • La CESG (fédérale) atteint son plafond de 7 200 $ après environ 14,4 ans (500 $/année).

  • L’IQEE (provinciale) atteint son plafond de 3 600 $ après 14,4 ans (250 $/année).

Donc, en cotisant 2 500 $/an jusqu’à environ 15 ans :

  • Cotisations parent : 36 000 $

  • Subventions fédérales : 7 200 $

  • Subventions provinciales : 3 600 $

  • Total accumulé (avant rendement) : 46 800 $

3. Si le parent va jusqu’au 50 000 $ de cotisation

  • Après 15 ans, le parent a déjà maximisé les subventions.

  • Il peut ajouter 14 000 $ supplémentaires (pour atteindre 50 000 $), mais sans subventions additionnelles.

Donc :

  • Cotisations parent : 50 000 $

  • Subventions totales : 10 800 $ (7 200 + 3 600)

  • Total de base : 60 800 $ (avant rendement).

4. Avec rendement (hypothèse de 5 % annuel)

Si on investit tout ça dans un portefeuille équilibré rapportant 5 % net par année, et que les cotisations + subventions sont versées chaque année :

  • Après 18 ans, la valeur totale pourrait dépasser 90 000 $ – 100 000 $ selon le calendrier exact des dépôts.

Résumé visuel

Source Montant total
Cotisations parent 50 000 $
Subvention fédérale (CESG) 7 200 $
Subvention provinciale (IQEE) 3 600 $
Total investi (hors rendement) 60 800 $
Valeur possible après 18 ans (5 %) ≈ 95 000–100 000 $

Bref, en cotisant le maximum permis, un parent au Québec peut transformer 50 000 $ en près de 100 000 $ pour les études de son enfant, grâce aux subventions et aux rendements composés.

Retour aux conseils

Sous toute réserve.